Lettre ouverte

appel à l’entraide

Nous sommes le RAAR (rassemblement des Associations d’aide aux réfugiés)

Nous sommes actif dans des cuisines solidaires, nous cuisinons, transportons, et distribuons près de 500 repas, 2 fois par jour. Nous sommes des collectifs de citoyens, des bénévoles, nous sommes des acteurs de terrain. Auparavant on distribuait de manière autonome au parc Maximilien mais depuis la crise sanitaire beaucoup de choses ont changées, les événements se sont enchaînées rapidement. Le parc Maximilien a été évacué le (date) par la police (sur ordre de?), officiellement pour des raisons sanitaires. Concrètement les personnes présentes ont été chassées, devant parfois abandonner leur maigre kit de survie ; un sac de couchage... Ils et elles se sont trouvés à errer plus loin dans les rues. Leur refuge relatif n’étant plus, leurs situations se précarisent d’avantage. Pas une ombre de solution structurelle à l’horizon. Au début du covid-19 nous avons respecté les distances d’1 m 50 dans les lignes d’attente, chaque personne recevait du gel hydro-alcoolique avant le repas, nous étions masqués. Après l « évacuation » du parc les distributions ont été centralisées, depuis le (date) la croix rouge a organisé la centralisation des distributions au Quai des Péniches. Les bénévoles de différents collectifs citoyens y distribuent des repas 7j/7j chaque midi et chaque soir. La croix rouge y impose des barrières pour, comme ils disent « contrôler les foules. » Ils adoptent une organisation plus autoritaire que humaine. Il y a un semblant d’eau potable sortant d’un tuyau à ras du sol sans évacuation. Des algues ont poussé dans une flaque d’eau savonneuse... 400 personnes viennent y boire et faire leur toilette sommaire. On se demande en quoi le chapeautage des distributions de la croix rouge protège les mesures sanitaires. Il n’y a plus de distanciation sociale mais des barrières étroites avec des humains entassés derrière. Quand nous étions autonome dans nos distributions il y avait plus d’humanité et moins de tensions.

La croix rouge projette un centre de jour qu’elle décrit sur son site : « centre ouvert 7j/7j , toute la journée, pour 500 personnes, on peut y manger, se reposer se laver, etc... » Elle invite les bénévoles des différents collectifs à se réunir au sujet de ce « centre de jour » Il s’agit du bâtiment PSA (mètres carrés) à coté du HUB humanitaire (adresse) Très vite la croix rouge annonce que seulement 255 personnes pourrons pourront y manger à l’intérieur et que après le repas ils et elles devrons quitter les lieux. Cela nous parait inacceptable ! Humainement cela va inévitablement mener à des tensions. Les personnes dans les files d’attente sont fragilisés, précarisés, affamés, chassés ayant subi et subissant toujours des traitements inhumain structurelles. Quand ils et elles vont comprendre que seulement une parti d’elles/eux pourront manger au chaud, et que cela dépend de leurs place dans la file, je vous laisse imaginer le reste... Chez les volontaires des initiatives citoyennes l’incompréhension monte. « Le bâtiment est assez grand pour accueillir tout les réfugiés, même soumit aux normes de distances sociales etc » La croix rouge confirme que ce n’est pas la taille du bâtiment et ces différentes salles qui posent problème. Non, le problème pointé est le budget. La croix rouge est questionné au sujet du budget, du manque de transparence avec celles et ceux qu’elle dit considérer comme ces partenaires et du fait accompli qu’elle nous impose.

Nous commençons à obtenir des informations (en tirant les vers du nez) :

• la croix rouge a fait une demande de subside de 800000 euro à la ville et la région pour la création d’un centre de jour qui sera ouvert 4 mois.
• Elle a obtenue 400000 euro pour gérer le centre de jour pendant 4 mois
• Il n’y a pas de loyer à payer pour le bâtiment
• avec ce budget ils comptent payer des salariés, une équipe de nettoyage, des agents de sécurité privés ainsi que des toilettes (10)

Rappelons que les repas, le café, le thé, les donations de vêtements etc sont fourni par les bénévoles du RAAR et que nous ne pouvons compter sur aucune aide financière de la part de la croix rouge pour les 500 repas/ sandwiches qui sont concocté 2 fois par jour. Très vite c’est le désenchantement générale !

Suite à cette réunion le RAAR est né, nous avons décidé de nous fédérer dans nos demandes face à la croix rouge et leurs gestion du prétendu centre du jour. Nous nous considérons pas comme des partenaires dans ce projet dirigé par le haut sans concertation de la base. Nous sommes persuadés que le budget octroyé permet la création d’un vrais centre de jour hivernale si les budgets sont utilisé avec bon sens. Nous sommes prêt à nous retirer de ce projet si nos 3 points non négociables ne sont pas pris au sérieux.

1 : tout le monde doit pouvoir manger à l’intérieur (le plus longtemps possible)
2 : nous voulons être traité comme de vrai partenaires
3 : nous voulons une transparence total quant au budget ainsi que la possibilité d avoir une marge de manœuvre dans les décisions.

Nous pensons que il est urgent d’organiser un accueil digne et humain, d’autant plus en période de crise sanitaire il est primordial que tout être humain puisse avoir accès à une alimentation saine, une hygiène et un endroit pour s’abriter du froid. Nous voulons un vrais centre de jour ouvert 7j/7j toute la journée. Nous sommes prêt à et avons les compétences de l’organiser avec les différents collectifs du RAAR. Des lors nous vous demandons votre soutien morale, physique, etc entant que individu ou association,

peut-être

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